Eléments du patrimoine culturel immatériel Algérien

La céramique d’art ou « l’khzef » de l’arabe « al-khazaf » est un des derniers savoir-faire de l’artisanat traditionnel du point de vue de l’histoire. En Algérie, il a été adopté très tard, surtout dans les villes, probablement pour se substituer, au métier de l’argile qui est rural.

le bain prénuptial est un rituel faisant partie des festivités de mariage à Médéa , c'est un moment de convivialité et de partage , il prépare le marié à sa nuit de noce et lui permet de recevoir  de la part de ses ainés les conseils et orientation lui permettant de s’aligner sur la ligne de conduite établie par la société.

C'est une sorte de jeu de hockey traditionnel qui remonte à lantiquité, il est pratiqué en général à loccasion de larrivée du printemps «thafsut», en automne «aɣari», ou durant la période de sécheresse où, au cours dune prière, on invoque Dieu pour faire tomber la pluie. Cest aussi loccasion pour les habitants de se rassembler hommes, femmes et enfants des villages en un endroit précis, pour discuter de la région, jouer, manger, faire connaître les célibataires et se souhaiter une récolte prometteuse pendant la célébration dune Wâdat, Zerda ou dune ziyara qui se termine toujours autour dun grand repas collectif

Les individus concernés par l'élément sont les mesureurs de l'eau des foggaras qui appartiennent aux communautés ksouriennes du Touat et du Tidikelt. Les ksour sont des villages dont les maisons sont construites en briques de terre séchée (adobe). Il y en a plus d'une centaine dans cet espace situé dans le sud-ouest du Sahara algérien. En contrebas des ksour se trouvent les palmeraies irriguées avec l'eau des foggaras qui proviennent en général toutes du nord-est, c'est-à-dire de la bordure ouest (Touat) et sud (Reggan et Tidikelt) du plateau du Tadmaït qui joue en quelque sorte le rôle de collecteur d'eaux. Le peuplement de cet espace est très ancien, en témoignent les traces d’habitat troglodyte ansi que les très nombreuses ruines de châteaux fortifiés (« aghrem » en zénète et « gasbat » en arabe) qui ont été abandonnés à cause principalement de l’avancée des dunes de sables et aussi des razzias effectuées le plus souvent par les groupes nomades ou durant les guerres intestines entre ksour rivaux

 

La chanson raï, interprétée en arabe algérien parlé et vécu, est accompagnée par un orchestre, dont la composition varie selon l'époque : il est composé de deux flûtistes, le premier en soliste et le second en bourdon. La flûte (gasba) à six trous, est en roseau. Elle est longue de  55 à 60 centimètres. Le tambourin ("guellal")  est tubulaire. La performance repose principalement sur un texte. Les bardes  — poètes et chanteurs (chouyoukh) —, restent les référents du sens ancien et nouveau du raï. Ils continuent d'exister et de pratiquer à la fois dans les villes et dans les Hautes Plaines steppiques de l'Ouest.